Prolapsus : tout le monde descend !

Prolapsus : tout le monde descend !

Alors lui, loin – très loin ! – devant le bouton de fièvre et l’ongle incarné, c’est un peu le champion de l’horreur. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on l’appelle pudiquement par son nom scientifique plutôt que par son nom de scène, à savoir : descente d’organe(s).

Descente d'organes
Prolapsus : tout le monde descend !

 

Aussi impressionnant que douloureux, le prolapsus passe rarement inaperçu. Celles qui passent par là le ressentent comme un cataclysme : vessie qui s’offre un tout schuss dans le vagin, vulve à col roulé (merci l’utérus) ou rectum trois crans en-dessous du seuil autorisé… Même le plus aguerri des réalisateurs de films d’épouvante n’irait imaginer pareil tableau.

Progressivement confrontées à cette gêne insidieuse, parfois à la faveur d’une simple pause pipi ou d’une sieste crapuleuse, les femmes victimes d’une descente d’organes y cherchent alors mille explications, au fur et à mesure que les troubles – parfois insupportables – surviennent. Il n’existe pourtant qu’un seul et même coupable : le périnée, encore et toujours lui. Ce fameux « Mister P. », pas toujours évident à localiser et qui, sitôt délaissé, rechigne à jouer son rôle de hamac super-puissant envers tout ce que la cavité pelvienne compte de pièces maîtresses.

 

« Aaahhh….si seulement je n’avais pas soulevé 37 cartons de déménagement juste après avoir accouché d’un bébé de 5 kilos ! », se reprochent les unes.

« Je me demande si je n’ai pas un peu forcé sur le jogging en tongs ces six derniers mois…», s’interrogent les autres.

 

Que dire, enfin, de toutes celles qui – il n’y a pas si longtemps que ça – riaient encore de bon cœur aux blagues d’Oncle Fernand sans prêter attention aux quelques gouttes d’urine venant retapisser leur culotte en dentelle ?

 

Morale de l’histoire : rien de tel qu’un périnée au top, stimulé et tonifié régulièrement, pour éviter que ses « colocataires » se fassent la belle. Stabiliser ce muscle et lui offrir un bain d’élasticité est chose possible grâce à la rééducation périnéale. Faute d’entretien, pourtant, la solution qui s’imposera ne pourra être que palliative (comme le pessaire).

 

Alors, Mesdames et Mesdemoiselles, soyez vigilantes !     

Soyez vigileante !
giphy

renforcer son périnée

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